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Mardi 7 novembre s’est tenue la troisième réunion sur le dispositif d’accompagnement des  mobilités dans le cadre de la fusion. 

En amont de  cette réunion, le SNE CGC avait fait parvenir à la Direction ses propositions en matière de travail à distance, élément incontournable selon nous pour le maintien des bassins d’emploi, dans les termes suivants :

  • Conformément aux volontés exprimées par les deux COS dans le pacte fondateur, le maintien des pôles d’activité à METZ, NANCY, REIMS et STRASBOURG doit être assuré. On entend par là l’engagement de maintenir le niveau en nombre d’ETP des bassins des emplois sur ces sites, y compris par compensation, en fonction des besoins de l’entreprise, des emplois perdus dans tel ou tel des quatre sites, notamment par la création d’activités nouvelles ou de structures dans le cadre du périmètre du Groupe BPCE.
  • Il doit être tenu compte :
  • de l’étendue du territoire (10 départements) et du maillage déficient des transports en commun dans certaines parties de  la région Grand Est,
  • de la volonté du Groupe BPCE de faire preuve d’innovation, et démontrer une volonté réelle de maintenir et améliorer la qualité de vie des salariés, ainsi que du souhait maintes fois exprimé de favoriser le développement durable et de faire preuve d’un haut niveau de responsabilité sociétale et environnementale,

Les technologies de l’information et de la communication offrent désormais des possibilités de mettre en place des formes d’organisation du travail différentes, et de développer des conditions de travail plus souples, plus fluides et plus efficaces, en permettant de travailler dans d’autres lieux que le lieu de travail habituel.
Incidemment, le travail à distance permet une meilleure conciliation entre les temps professionnels et les temps privés par le biais de la réduction de la fatigue liée au temps de transport tout en réduisant les couts liés aux déplacements professionnels.

 En conséquence, l’employeur et les représentants du personnel affirment leur volonté de mettre en place le travail à distance intersites dans un objectif d’amélioration de la qualité de vie au travail et du maintien des bassins d’emplois.

 

Définition du travail à distance « intersites »

 

Il se différencie du travail nomade, qui correspond à l’organisation du travail des collaborateurs exerçant des activités itinérantes par leur nature, de par les déplacements réguliers chez les clients, pour lesquels les technologies de l’information et de la communication ont pour seul objet de faciliter le travail et le contact avec l’entreprise.

 Le travail à distance s’exerce sur différents sites, dits « bassins d’emplois » : Metz, Nancy, Reims et Strasbourg, distincts du lieu d’affectation. Le travail à distance s’effectue de façon volontaire et d’un accord commun avec le manager.

 

Le travail à distance s’organise de la façon suivante :

    • Afin de maintenir le lien avec l’équipe, le manager sera présent sur son lieu d’affectation à minima 3 jours par semaine.
    • Pour le salarié non manager, il peut être affecté de façon permanente sur un site différent de son service/direction/pôle d’affectation. Afin de maintenir le lien avec le reste de l’équipe, il sera amené à participer aux réunions d’équipes ou de toutes réunions jugées comme importante sur le site d’affectation.
    • En outre, il pourra être créé des d'espaces de coworking sur chacun des bassins d'emploi accessibles à tous les employés... »

 

D’entrée de jeu, la DRH nous a indiqué qu’elle avait étudié nos propositions et qu’elle y reviendrait en cours de réunion.  

La première partie de la réunion a été consacré aux mesures d’accompagnement des salariés qui seront en mobilité fonctionnelle ou géographique (sans changement de résidence/en résidence alternée/déménagement). Nous communiquerons spécifiquement sur ces mesures dès que la Direction nous aura remis le projet.

 

Il nous a fallu attendre 15h l’après midi pour que la Direction nous indique, relativement gênée :  

    • Qu’elle était consciente que des nouvelles méthodes de travail à distance devaient être  mises en place
    • Qu’elle s’engageait en préambule de l’accord à mettre en place une phase expérimentale qui pourrait être étendue si elle s’avérait concluante...
    • Que compte tenu du calendrier très contraint de la fusion, la mise en place du travail à distance dans le cadre de cet accord ne paraissait pas matériellement réalisable. 

Inacceptable...

Après une longue suspension de séance, toutes les organisations syndicales ont exigé que la Direction intègre les 3 points suivants dans un article spécifique de l’accord :

 

1. Le travail à distance sera mis en place de manière certaine à la fusion juridique dans le cadre d’un accord négocié.

2. Lors des entretiens, les collègues devront être interrogés sur l’impact sur leur vœux que pourrait avoir la possibilité d’exercer leur métier à distance.

3. Au moment des entretiens individuels, l’entreprise devra être en capacité d’informer chaque collaborateur sur les activités/métiers/directions pour lesquelles le travail à distance sera possible.

 

Nous souhaitons également voir indiqués dans l’accord les grands principes et modalités de la mise en place du travail à distance.

Nous n’avons pas eu de réponse à ces demandes, reportées à la prochaine réunion le 22 novembre. Le SNE CGC ne comprend pas ce blocage et regrette la mauvaise foi de nos dirigeants. Même s’il est informel, le travail à distance existe déjà de fait sur les 3 sites de la CELCA et à la CEA.  

Qu’y a t il derrière cette posture ?

Le discours du maintien des bassins d’emploi ne serait-il qu’un mirage ? Parce que ce serait une rupture sociale sans précédent entre les salariés et l’entreprise, le SNE CGC n’acceptera jamais que les salariés des sites soient contraints au seul choix de la mobilité fonctionnelle.

 

Il reste une réunion de négociation sur le sujet pour parvenir à un accord.  

POUR LE SNE CGC C’EST CLAIR :

PAS D’OUVERTURE SUR LE TRAVAIL A DISTANCE, PAS DE SIGNATURE DE L’ACCORD !